BIO



Hugo Deverchère
︎Photo © Diane Arques / ADAGP, Paris, 2018

Born in 1988 ― Fr
Lives and works in Paris

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contact[at]hugodeverchere[dot]com



[FR]
Né en 1988 à Lyon, Hugo Deverchère est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et du Fresnoy - Studio national des arts contemporains. Son travail a récemment été présenté au Palais de Tokyo (Paris), au FRAC Grand Large (Dunkerque), au Pearl Art Museum (Shanghai), au MACRO - Musée d'art contemporain de Rome, et dans de nombreux festivals comme l’International Film Festival Rotterdam, CPH:DOX (Copenhague), Ars Electronica (Linz) et le FNC - Festival du Nouveau Cinéma de Montréal.


Mu par une logique d’ordre presque scientifique, son travail tente de proposer un ensemble d’expériences qui sont autant de pistes pour interroger et évaluer notre rapport au monde. 

Que ce soit à partir de récits, de données collectées, d’images captées, fabriquées ou simplement trouvées, ses recherches ont recours à des procédés de modélisation, de transposition ou de conversion et fonctionnent par allers-retours entre passé et futur, mémoire et anticipation.

Puisant dans l’imaginaire collectif et réactivant des utopies pour nous projeter dans une dimension prospective, la recherche scientifique, l’exploration spatiale et la science-fiction sont ainsi souvent le point de départ et la source de nombre de ses extrapolations.

Photographies, vidéos, sculptures, dispositifs interactifs nourrissent ses installations où la froideur scientifique, les maquettes ou les images lunaires installent un climat à la fois étrange et poétique qui agit comme un prisme entre le réel et ses représentations.

En questionnant le rôle de l’imaginaire dans notre appréhension de la réalité, l’artiste met en exergue des phénomènes et événements dont la nature, parce qu’intangible, fait résonner la question de l’inconnu et de l’inexploré.



[EN]

Born in 1988 in Lyon, France, Hugo Deverchère graduated from ENSAD Paris (École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) and from Le Fresnoy - National studio for contemporary arts. His work has recently been exhibited and screened in Palais de Tokyo (Paris FR), FRAC Grand Large (Dunkirk), Pearl Art Museum (Shanghai), MACRO (Rome), the International Film Festival Rotterdam, CPH:DOX (Copenhagen), Ars Electronica (Linz)  and the Festival du nouveau cinéma (Montreal).


Driven by an almost scientific approach, Hugo Deverchere’s work attempts to set up a body of experiences which are just as many ways to question and evaluate our relationship with the world. Whether based on stories, collected data, captured or simply found images, his research often involves processes such as modelization, conversion, and transposition.

The resulting forms act as a prism between reality and its representations, revealing the interval which separates our perception of the world and the knowledge and awareness we have of it. By questioning the role of imagination and collective memory in our approach to reality, the artist wishes to highlight phenomena and events which by their very nature are intangible and therefore remain subject to doubt and uncertainty.


CV


EDUCATION

2016―2018
Le Fresnoy (with highest honors)
National studio for contemporary arts, Tourcoing, France


2007―2011
ENSAD
École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs Paris, France


2006―2007
ENSAPC
École Nationale Supérieure d’Arts de Paris - Cergy, France





SOLO SHOWS

2021―
La Isla de las Siete Ciudades [upcoming]
Galerie Sator | Komunuma, Romainville, France


The Far Side [upcoming]
Dumonteil Gallery, Shanghai, China



2020―
The Far Side - Preview
Dumonteil Gallery, Shanghai, China



2018―
The Crystal & the Blind [PART 2]
3 bis f | Art Center, Aix-en-Provence, France

Objects in the mirror might be closer than they appear
Indiana, Vevey, Switzerland





GROUP SHOWS

2021―

Bercer la Matrice 
CAC La Traverse, Alfortville, France


Upside Down
DOC, Paris, France


Itinérance Paris
Académie des beaux-arts, Paris, France


SuperNature
Chapelle XIV, Paris, France


Young Colors
Institut pour la photographie, Lille, France


Itinérance Nantes
Beaux-arts de Nantes, France



2020―

¡ Viva Villa ! - Les vies minuscules
Collection Lambert, Avignon, France


Biennale ArtPress - L’Expérience du Monde
MAMC+, Cité du design/ESADSE, Saint-Étienne


Nuit Blanche Kyoto
Kyoto Art Center, Japan


Rêver l’Univers
Musée de la Poste, Paris, France


Video Art, a New Generation
Contemporary Image Museum, Chengdu, China


Jeune Création 69
Fondation Fiminco, Romainville, France



2019―
Ascending City, 2019 Hong Kong & Shenzhen Biennale
Shenzhen Museum of Contemporary Art, Shenzhen, China

La mesure du monde
MRAC Occitanie, Sérignan, France

Plein Vent
Halle aux Sucres, Dunkirk, France

D’un Soleil à l’autre
Le Bel Ordinaire, Pau, France

Deep Blue
Dumonteil Gallery, China

[MACRO MOON]
Museo di Arte contemporanea di Roma, Italy

Continuous Refle(a)ction
Riverside Art Museum, Beijing, China

Sans Gravité, une poétique de l’air
Ardenome - Fonds de dotation EDIS, Avignon, France


2018―
(Re)Model The World
Pearl Art Museum, Shanghai, China

Lévitations, Chroniques biennale, France
↳ SUPERVISIONS
Friche la Belle de Mai, Marseille, France
↳ Paysages inversés
Gallifet Art Center, Aix-en-Provence, France

Nuit blanche
La Géode, Paris, France

Panorama 20
Le Fresnoy - National studio for contemporary arts, Tourcoing, France

Collection Lemaître x Le Fresnoy
Metropolis Art Center, Beijing, China

La Poética Tecnológica
Cineteca Rosalío Solano, Querétaro, Mexico



2017―
Le Rêve des formes
Palais de Tokyo, Paris, France

Echos Dunkerquois
F.R.A.C Grand Large, Dunkerque, France

Vice Versa 4.0
Transcultures, Charleroi, Belgium

Panorama 19
Le Fresnoy - National studio for contemporary arts, Tourcoing, France


FESTIVALS / SCREENINGS

2020―
Nuit Blanche Kyoto
Kyoto Art Center, Japan


¡ Viva Villa ! - Les vies qui basculent
Collection Lambert Auditorium , Avignon, France



2019―
Screening “Cultures de demain” with Le BAL
Le CENTQUATRE, Paris, France


Videobox x Le Fresnoy
Le Carreau de Temple, Paris, France


Journées du Patrimoine / European Heritage Days
Memento Art Center, Auch, France


2018―
O.V.N.I - Objectif Vidéo Nice
Nice, France

FNC - Festival du Nouveau Cinéma
Montreal, Canada

IFFR - International Film Festival Rotterdam
Rotterdam, Netherlands

CPH:DOX Festival
Copenhagen, Denmark

Ars Electronica Festival
Linz, Austria

Open City Documentary Festival
London, UK

Vidéoformes
Clermont-Ferrand, France





AWARDS / GRANTS

2021―
Prix ICART - Artistik Rezo
Nominee



2020―
CNAP - Soutien à l’exposition
National Center for Visual Arts Grant


Prix de l’Atelier Martel / Jeune Création
Prize



2018―
Prix des amis du Fresnoy
Prize

Fondation Vasarely International prize for digital arts
Finalist

CNC - DICRéAM - National Center for Cinematography
Grant



2017―

C3L2 Play - Cross Border Living Lab (Belgium)
Grant & Collaboration w/ UMons - Numédiart

Bourse Neuflize OBC
Grant





RESIDENCIES

2019―
Académie de France à Madrid, Casa de Velázquez
Madrid, Spain

2018―
3 bis f | Art Center
Aix en Provence, France

2012―
NES Artist Residency
Skagaströnd, Iceland





CONFERENCES / WORKSHOPS

Oct 10―2019
Festival ACCES)S( #19 : Conversation with Sean Raymond, astronomer
Le Bel Ordianire, Pau, France

Feb―2019
La Fabrique du regard - Workshop
Le BAL, Paris

Dec 23―2018
(Re)Model the World : Conversation with Dandan Li (Curator)
Pearl Art Museum, Shanghai, China

Nov 26―2018
The Orbital Men - Conference
École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, France 

Nov 10―2018
The Crystal & the Blind [PART 2] : Conversation with Eric Loret (journalist, art critic)
3 bis f | Art Center, Aix-en-Provence, France

Mar 19―2018
CPH:CONFERENCE, To Capture Another Universe Through Art
Kunsthalle Charlottenborg, Copenhagen, Danemark


Jan 08―2018
Art’s data / the art of data #1 - Conference
European center for human and social sciences, Lille, France



PUBLICATIONS

Oct―2020
¡Viva Villa! - Les Vies minuscules
Exhibition Catalogue


Oct―2020
ArtPress Biennale special issue
Exhibition Catalogue


Apr―2020
Rêver l’Univers
Exhibition Catalogue


Mar―2020
Ascending City, 2019 Hong Kong & Shenzhen Biennale
Exhibition Catalogue


Jan―2020
Jeune Création 69
Exhibition Catalogue


Mar―2019
Le Cahier N°4 - Rencontres Philosophiques de Monaco
Book

Dec―2018
(Re)Model The World - Curator : Dandan Li
Exhibition Catalogue

Chroniques 2018, Biennale of Digital Imaginaries
Exhibition Catalogue

Sept―2018
Panorama 20 - Curator : José-Manuel Gonçalvès
Exhibition Catalogue

Jun―2017
PALAIS # 25 - The Dream of Forms
Magazine of Palais de Tokyo


Sept―2017
Roman - Panorama 19 - Curator : Jean de Loisy
Exhibition catalogue

Nov―2017
Cosmorama full archive
memorekall.com





PRESS


Feb―2019
Nouveau talent, by Véronique Bouruet Aubertot
Connaissance des Arts

Dec―2018
Les nouveaux outils de l’art contemporain, by Stéphanie Lemoine
L’ Œil

Oct―2018
Virée cosmique sur la planète Terre, by Louise Vanoni
Beaux Arts Magazine

Sept―2018
Panorama 20 : dans les éprouvettes du Fresnoy, by Joséphine Bindé
Beaux Arts Magazine

Aug 18―2018
La biosphère pensante d’Hugo Deverchère, by Eric Loret
Le Monde

Portrait, by Pascal Bernard
Revue NOTO #11

Sept―2017
Cinq artistes à découvrir à Panorama 19, by Julie Ackermann
Beaux Arts Magazine





BROADCASTS

2020―

OPENCANAL
Film : Cosmorama



2018―

MUBI
Film : Cosmorama


LABOCINE
Film : Cosmorama




TEXTS




Hugo Deverchère, l’anticipation par le récit


Par Henri Guette
Critique membre de l'AICA
Commissaire d'exposition indépendant


03.2020



[FR]

Il n’y a pas de voyage sans inconnu. On pouvait bien savoir qu’il y avait une terre de l’autre côté de l’Atlantique, aucun des marins de Colomb n’avait l’idée du temps qu’il faudrait pour l’atteindre. On peut bien envoyer des sondes dans l’espace, parfois à des années lumières, on n’a qu’une vague idée de ce qui pourrait nous attendre. Quand il commence à travailler, Hugo Deverchère a des récits d’aventures en tête, des images d’autres mondes possibles. On néglige souvent la part d’abstraction dans les sciences qui d’hypothèses en modélisations avancent aussi par des expériences de pensée, les savants se projetant parfois dans des fictions pour éprouver leurs modèles. Dans son projet La Isla de las Siete Ciudades, guidé par la légende d’une île fantôme, l’artiste observe des biotopes espagnols très spécifiques qui correspondent à autant de visions de l’ailleurs, qu’elles soient cinématographiques ou littéraires. L’attention au texte comme à des ensembles de signes est fondamentale dans sa démarche. Avec The Crystal and the Blind, il confiait à une machine le soin de faire la synthèse aussi bien de documents d’archives que des récits de Jules Verne et d’Arthur C. Clarke. En croisant les faits et leurs interprétations, le réel et ses représentations, il interroge notre perception du monde.

Le travail d’installation d’Hugo Deverchère nous place aux croisements de cartes et de schéma, de tubes à essais et de capteurs chargés de mesurer différents paramètres. L’exposition est pour l’artiste une expérience, ou plutôt un laboratoire qui entre le décor de cinéma et l’incubateur permet aux visiteurs d’appréhender des phénomènes qui le dépassent. Avec Delusion, il rend visible ou plutôt perceptible une tornade qu’il reconstitue à moindre échelle. The Crystal and the Blind rejouant Biosphère II, un laboratoire privé qui œuvrait à la reproductibilité de différents écosystèmes terrestres en vue d’une colonisation interplanétaire nous propose d’entrer dans un microcosme aux paramètres apparemment réglés où croissent bactéries, minéraux et végétaux… À la manière dont le roman condense le réel, Hugo Deverchère joue des instruments de la science pour le précipiter. Il développe littéralement une science-fiction où le visiteur est amené à déambuler parmi des processus qui lui sont narrés, où les deux disciplines dialoguent au delà du genre littéraire. La recherche spatiale peut ainsi nous apprendre, avant d’envisager des mondes parmi les étoiles, à regarder le nôtre dans toutes ses complexités. Les instruments qu’il utilise ne cachent rien des intentions de conquête derrière l’exploration ou les enjeux de pouvoir derrière le savoir mais se révèlent dans toutes leurs ambiguïtés.

Ce n’est pas en démiurge que l’artiste crée des microcosmes, mais en chercheur impatient de pouvoir y déployer de nouveaux regards. Les effets de focale qu’il développe permettent de voir le lointain dans le proche comme le montrent les vidéo et cyanotypes de la série Cosmorama. En utilisant par exemple un dispositif de vision infrarouge qui permet l’observation des ciels profonds, il révèle des éléments invisibles ou inaudibles du paysage. En passant au crible des paysages volcaniques et de forêts primaires il montre que l’ailleurs est peut-être déjà ici, que le futur est peut-être déjà dans le passé. La Nasa ne teste-t-elle pas ainsi ses véhicules martiens sur des déserts de lave tout à fait terrestres ? La géologie remet en perspective les savoirs dans un temps long et dans une échelle où micro et macrocosme se croisent. La Isla de las Siete Ciudades permet à Hugo Deverchère d’aller plus loin encore dans cette réflexion en croisant des images et en inventant une cartographie fictive : sommes-nous vraiment en Espagne ou déjà dans un rêve de Nouveau Monde, sommes-nous encore dans des réserves naturelles ou déjà dans des visions de l’espace ? Ainsi mise en scène, l’exploration nous met face à nos capacités d’émerveillement. Dans ces paysages d’avant ou d’après l’homme, nous parvenons enfin à regarder hors de notre portée.



[EN]

There is no journey without the unknown. We could be sure that there was a land on the other side of the Atlantic, but none of Columbus’ sailors had any idea of the time needed to get there. We can send probes into space, sometimes light years away, but we have only a vague idea of what possibly awaits us. When Hugo Deverchère begins to work, he has adventure stories and images of other possible worlds in mind. We often neglect the role of abstraction in the sciences, which from hypotheses to models also advance through thought experiments; scholars sometimes project themselves into fiction to test their theories. In his project La Isla de las Siete Ciudades, guided by the legend of a phantom island, the artist observes very specific Spanish biotopes which correspond to many visions of unworldly territories, whether they are cinematic or literary. Focusing on the text as well as on other sets of signs is fundamental in his approach. With The Crystal and the Blind, he entrusted a machine with the task of synthesizing both archive documents and stories by Jules Verne and Arthur C. Clarke. By crossing facts and their interpretations, reality and its representations, he questions our understanding of the world.

Hugo Deverchère’s installation work puts us at the crossroads of maps and diagrams, of test tubes and sensors measuring different parameters. For the artist, the exhibition is an experience, or rather a laboratory which, between a film set and an incubator, allows visitors to comprehend phenomena beyond them. With Delusion, he makes visible, or rather perceptible, a tornado that he has recreated on a smaller scale. The Crystal and the Blind, re-enacting Biosphere 2, a private laboratory that worked towards the reproductibility of different terrestrial ecosystems with a view to interplanetary colonisation, invites us to enter a microcosm in which regulated parameters control the growth of bacteria, minerals and plants... In the way in which novels condense reality, Hugo Deverchère plays with the instruments of science to precipitate it. He literally develops a science fiction where the visitor is led to wander among narrated processes, where the two disciplines interact beyond the literary genre. Space research can thus teach us, before trying to contemplate the worlds among the stars, to look at our own in all its complexities. The instruments he uses do not hide the intentions of conquest behind exploration or the power issues behind knowledge, but reveal themselves in all their ambiguities.

It is not as a demiurge that the artist creates microcosms, but as a researcher eager to be able to develop new perspectives. The focal effects that he develops allow us to see the distance in the near, as shown in the videos and cyanotypes of the Cosmorama series. By using, for example, a near-infrared capture device that usually enable the observation of the deep skies, he reveals invisible and inaudible elements of the landscape. By sifting through the volcanic and primary forest landscapes, he shows that elsewhere may already be here, that the future may already be in the past. Does Nasa not test its Martian vehicles in this way on completely terrestrial lava deserts ? Geology puts knowledge back into perspective over a long time frame and on a scale where micro and macrocosm meet. La Isla de las Siete Ciudades allows Hugo Deverchère to go even further with this thinking by crossing images and inventing a fictitious cartography: are we really in Spain or yet in a dream of the New World, are we still in nature reserves or already projected into space visions? Depicted in this way, exploration sends us back to our capacity for wonder. In these landscapes before or after man, we finally manage to look beyond our reach.









Hugo Deverchère


Par Cecilia Almirón
Pour le catalogue de l’exposition Jeune Création #69, 2020


01.2020



[FR]

Entre lois de la physique et lois de l’imaginaire, Hugo Deverchère interprète, recompose et réécrit la réalité dans une recherche qui interroge notre rapport au monde et les limites de notre perception. Dans cette dynamique, l’artiste entreprend la science en tant que processus expérimental et créatif, capable de faire évoluer les représentations. Par le moyen de procédés inspirés de ce mode de connaissance ainsi que de la technologie, il donne forme à des œuvres qui réactualisent les liens et interactions entre observation scientifique et paradigmes fictionnels, alliant des formes presque magiques à des schèmes plus rationnels.

L’œuvre de l’artiste semble directement sortie du laboratoire ou d’un centre de recherche spatiale. L’emploi de protocoles expérimentaux, d’un procédé d’imagerie infrarouge ou d’une intelligence artificielle se mêlent à la création d’images et de phénomènes simples, et remettent en question la hiérarchie de l’homme face à l’immensité de l'écosystème. L’idéal anthropocentrique, ainsi mis à distance, laisse place à une perspective élargie à toute forme de vie sensible et à tout ce qui nous dépasse dans “l'apparaître” ou le “pour moi” de la chose.


[EN]

In the space in-between the laws of physics and imagination, Hugo Deverchère interpret, recompose and rewrites reality in a research that question the limits of our perception and our relationship to the world. In this process, the artist sees science as a creative and experimental practice that is capable of changing our representations. By the use of technical means inspired by this method of knowledge, he gives shape to artworks that redefine the links and interactions between scientific observation and fictional paradigms, combining almost magical forms with more rational patterns.

His artwork seems to come straight out of a laboratory or a space-research facility. The use of experimental protocols, near-infrared capture processes or even artificial intelligence is combined with image creation and simple phenomena, and challenge the hierarchy of the human being within the vastness of the ecosystem. The anthropocentric ideal, thus put at a distance, gives way to a broader perspective, enlarged to any sensitive form of life and to everything that is beyond us in the appearance or the perception of things.

© Hugo Deverchère 2021